Accordéon diatonique
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L'accordéon diatonique est un instrument de musique à clavier inventé en 1829[1], utilisant des anches libres, vibrant par un vent variable fourni par le soufflet actionné par le musicien. Une seule et même anche produit deux notes différentes suivant le sens d'action du soufflet (poussé ou tiré), logique dite bi-sonore.
Cet accordéon possède une organisation comparable à celle de l'harmonica diatonique, c’est-à-dire organisée suivant une ou plusieurs gammes diatoniques.
Sommaire |
Technique de jeu
On distingue deux façons de jouer :
- le tiré-poussé qui donne un jeu plutôt staccato (détaché, voir piqué),
- le jeu croisé (ou jeu en croisé) qui permet de lier davantage les notes (legato).
Concernant la main gauche (qui comporte le plus souvent 8 ou 12 basses), celle-ci accompagne la main droite avec un jeu de basses (une note fondamentale) et d'accords (une note fondamentale avec sa tierce et sa quinte, mais de plus en plus souvent sans la tierce), bien qu'avec l'arrivée des claviers main gauche à 18 basses, le jeu a tendance à s'éloigner un peu plus du simple accompagnement pour prendre une place plus importante.
Utilisation
La pratique de cet instrument, après avoir accompagné nombre de fêtes traditionnelles et chants marins, est restée très répandue dans le milieu « folk » et offre des musiques très diverses (musique auvergnate, bretonne, italienne, irlandaise, landaise, basque, suisse, etc.).
Hors d'Europe, on le retrouve notamment au Cap-Vert et dans l'océan Indien (Madagascar, Rodrigues). On l'utilise aussi dans le forro du Brésil où il est appelé zanfona(source ?). On peut citer également la musique cajun de Louisiane, l'instrument alors utilisé comporte en principe une seule rangée à la main droite et dispose de plus de registres (4). Ce type d'accordéon à une rangée s'appelle mélodéon et est également largement utilisé au Québec.

